Coaching



Chapitre :
 


1- D'où vient le terme 'Coaching' ?
 
Le mot coach, vient de l'anglais, lui-même issu du mot français 'coche, cocher' apparu dans les années 1869 avec l'arrivée de « grande voiture à chevaux » transportant des voyageurs. Au départ le cocher est celui qui conduit les passagers à la destination de leur choix, en garantissant leur sécurité.

Le mot coaching est le terme anglo-saxon qui vient du verbe 'to coach', qui signifie entrainer, accompagner, motiver. La terminaison 'ing' indique un processus, une action en mouvement.

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2- Qu'est-ce qu'un coaching ?

"Le coaching est l'accompagnement d'une personne à partir de ses besoins professionnels pour le développement de son potentiel et de son savoir-faire". (Société Française de Coaching)

Le coaching s'établit dans une relation de confiance entre un coach, placé dans sa posture d’écoute active et bienveillante et le coaché, engagé dans une démarche volontaire d’entrer dans son processus d’évolution.

 
Cette relation se fonde dans la co-création et la co-responsabilité. Ces deux partenaires, vont œuvrer ensemble à la réalisation d’un objectif commun : la réussite du client dans son projet.


Ce parcours est ainsi jalonné d'introspection pour plus de conscience dans sa vie, d'expérimentations créatrices pour sortir de ses repères habituels et élargir sa zone de confort et de capitalisation sur l'acquis et l'expérience même du coaching.
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3- L'engagement coach-coaché :

 
Le coach et son client définissent ensemble un projet qu’ils s’engagent mutuellement à rendre concret dans le cadre d’un contrat limité dans le temps.

Le coach est responsable du processus d’accompagnement et le coaché est responsable de la réalisation des mises en actions définies en séance. Le coach n’intervient aucunement dans la réalisation de ces objectifs.

Si le coach est axé sur la performance de l’action concrète et mesurable, il est sans aucun doute tout autant précautionneux du porteur de l’action, en ce sens il se doit d’observer aussi l’environnement dans lequel évolue le coaché et les enjeux qui se jouent dans ces interactions.
 
Le coaché doit être en mesure d'atteindre son objectif et disposer des moyens utiles et suffisants pour cela.
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4- Etes vous coachable ?

A priori nous serions tous 'coachables' mais lorsque des résistances trop fortes sont en place le processus ne s'enclenche pas. C'est ce qui se présente en cas de :
  • déficience cognitive, une difficulté à exposer des idées, à réfléchir ou comprendre même après clarification par le coach
  • refus de se dévoiler, une difficulté à entrer dans la relation en parlant de soi et en se confiant
  • traumatisme trop récent, qui ne permet pas d'avancer tant que l'émotionnel est encore trop actif
  • dévalorisation du coach, par comparaisons des méthodes, des outils multiples et variés déjà testés par le client
  • interférences d'objectifs, qui font que le réel motif de coaching n'est pas annoncé et donc inatteignable
  • déresponsabilisation, l'environnement devient prétexte et justification à tout ce qui ne va pas
  • stratégies de sabotage, une difficulté à passer à l'action motivée par une croyance limitante.
Lorsque le coach se trouve dans une telle situation il se doit d'orienter son client vers un professionnel pratiquant une méthode d'accompagnement mieux adaptée : psychothérapie, EMDR, Somatic Expériencing...
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5- Les qualités particulières d’un coach :
  • L’intérêt pour son client et son objectif de coaching
  • Une authenticité dans la relation coach-coaché
  • La neutralité et la bienveillance à l'égard du sytème de référence du coaché
  • La congruence dans ce qui fait son individualité
  • Une ouverture d’esprit propice à l’expression créatrice
  • L’accompagnement dans le maintien de l’autonomie du coaché
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6- Des indicateurs de réussite d’un coaching :
  • Des apprentissages (professionnels, personnels) de part et d’autre, coach et coaché
  • Des réalisations concrètes confortant les apprentissages (les mises en œuvre d’actions concrètes)
  • Une ouverture vers d’autres champs de possibilités (capacité à mobiliser un ensemble de ressources internes et externes)
  • L’élargissement du libre arbitre et de la responsabilisation (champ de conscience)
  • Une meilleure connaissance de soi (valeurs, croyances, capacités et limites) et de soi dans la relation aux autres
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7- Distinguons Psychothérapie et Coaching :

 
L’amalgame de ces 2 professions viendrait-il du fait que certains « outils ou méthodes » puissent être utilisés dans les deux cas, la PNL, l’AT, la Gestalt… la supervision… seulement l’un intègre l’accompagnement psychologique du comportement humain, l’autre pas.
 
En ce sens le coaching vise essentiellement à construire l’avenir à partir du présent et la psychothérapie traite ce qui relève du passé et qui se rejoue dans le présent. Le premier permet de créer les conditions favorables au changement de la personne face à une situation et la seconde d'intégrer le champ plus vaste des questions d'ordre existentiel.    
 
Pour ma part, je parviens à faire une distinction trés claire en considérant qu’il y a un besoin thérapeutique lorsqu’il y a souffrance, il y a un besoin coaching lorsqu’il y a un projet d'actions ciblé.
 
De mon expérience de coach, lorsque les objectifs du coaching ne sont pas atteints il s’agit souvent d’un blocage du ressort du soin thérapeutique. Ainsi, il me semble que ces professionnels de l’accompagnement auraient avantage à se relayer plus qu’à se confondre.
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